Nos témoignages

mercredi 14 mars 2018

Éloge funèbre
ÉLOGE FUNÈBRE PRONONCÉ PAR GÉNÉRAL (2S) Babacar GAYE, Président de la SAINT-CYRIENNE SÉNÉGAL à l’occasion de la levée de corps du Colonel Badara NIANG son promotionnaire de la De GAULLE 70-72 :
Eloge funèbre du Colonel Badara Niang,
Saint Cyrien de la Promotion Général de Gaulle

L’homme qui repose devant nous enveloppé dans le linceul immaculé de la vérité était notre camarade d’armes. Saint Cyrien de la Promotion Général de Gaulle, le Colonel Badara Niang a assumé de hautes responsabilités au sein des Forces Armées et de l’Administration civile de notre Pays avec la simplicité, la générosité et l’humanisme qui le caractérisaient.
Le Colonel Badara Niang était avant tout un homme éminemment social qui se fondait dans tous les milieux. Natif de Thiés il se révèle très tôt comme un brillant élève et un grand sportif. Poursuivant ses études à Saint Louis c’est un titulaire de la grande équipe du Réveil de Saint Louis, et déjà un équipier modèle, un homme qui attire la sympathie par sa mesure, son sens de l’humour et son altruisme. A Aix en Provence où il prépare le Concours de Saint Cyr comme à Coëtquidan, il est la coqueluche des équipes locales où il joue le dimanche. Badara, comme l’appellent ses camarades français est tout simplement aimé au sein de sa section à l’Ecole spéciale militaire de Saint Cyr ; il est de ceux dont on dit sans hésiter « c’est un bon camarade ». La remarquable impression qu’il laisse à tous à Saint Cyr n’est pas étrangère à la mobilisation sans précédent des Officiers français et étrangers de notre Promotion pour je cite « sauver le soldat Badara » contraint en 2015 à une opération chirurgicale complexe à l’hopital de la Timone à Marseille. La lettre que le Colonel Badara Niang adresse à notre Promotion à l’issue de son opération réussie est un bel d’éloge de la solidarité.
Rentré au Sénégal après son application à Montpellier, le Colonel Badara Niang commence sa carriére dans les parachutistes. Il est du premier contingent de casques bleus envoyé au SinaÏ ; c’est d’ailleurs lui qui reçoit Kurt Waldheim dans son poste lors de la visite de ce dernier dans le secteur tenu par le bataillon sénégalais. Mais c’est dans la Gendarmerie que le Colonel Badara Niang fera sa carrière. Il en gravit tous les échelons jusqu’au poste de Haut Commandant en second et sous Directeur de la Justice militaire. La Gendarmerie, force humaine, va comme un gant à celui que tous appellent Bader, non par familiarité mais par une affection profonde mêlée de fierté. Bader est l’homme de tous, il se fond dans tous les milieux ; il est la bonté même, il incarne la générosité. Fidèle à ses amis d’hier, incapable de s’emporter, prenant l’exacte mesure de toute chose, abordant toujours positivement les choses le Colonel Badara Niang est à sa manière un sage.
C’est sur cette qualité qu’il fonde toute son action lorsque l’Etat lui confie la lourde responsabilité de diriger le Port de Dakar. Alors qu’il commençait à y donner sa pleine mesure, des ennuis de santé le contraignent de s’effacer. Admis à faire valoir ses droits à la retraite le Colonel Badara Niang deviendra l’un des piliers de la Saint Cyrienne Sénégal, association des anciens élèves sénégalais de Saint Cyr. Grand malade opéré du cœur, jamais il ne se sera plaint nous laissant ainsi une belle leçon de courage.
C’est au nom de tous les membres de cette Association et de toute la famille militaire que je salue pieusement la mémoire du Colonel Badara Niang. Le Colonel Niang aura vécu toute sa vie comme s’il avait pensé en permanence à cet instant de vérité, tant il aura méprisé avec humour les vanités de la vie, tant il aura été en toutes circonstances bon et généreux. J’exprime à son épouse, Madame Lydia Niang et à ses enfants nos condoléances attristées. Je me fais leur porte parole pour remercier le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale du soutien constant apporté au Colonel Badara Niang et de la parfaite organisation de ses obsèques. Que la Terre de Touba lui soit légère, que Dieu dans son infinie Miséricorde lui accorde tout ce que nous espérons du lundi, jour où Il a choisi de le rappeler à Lui.
Repose en paix cher camarade. Nous ne t’oublierons pas.
B Gaye

ELOGE FUNEBRE PRONONCE PAR LE COLONEL A LA RETRAITE ALIOUNE DIOP
CEREMONIE DE LEVEE DE CORPS
DU COLONEL A LA RETRAITE CHARLES EMMANUEL CESAR DIEDHIOU DE LA GENDARMERIE NATIONALE

Officier de l’ordre national du Lion
Commandeur de l’ordre du mérite
Médaille Commémorative des Nations Unies au Sud-Liban
Chevalier de la Légion d’Honneur Francaise
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Monsieur le Général, Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale et Directeur de la Justice Militaire,
Messieurs les Officiers Généraux,
Messieurs les Officiers,
Monsieur le Président et les membres du bureau de la Saint-Cyrienne Sénégal,
Bien Chère Madame Blanche Diedhiou, enfants, famille et tous les parents alliés d’Anecho au Togo et du Sénégal,
Bien chère sœur Marie Catherine Diedhiou et tous les parents et alliés de la famille Dominique Diedhiou et Madeleine Tamba,
Chers membres de la communauté militaire de la gendarmerie nationale et des forces de défense et de sécurité du Sénégal,
Chers amis et alliés des familles éplorées,
Chers camarades de la Saint-Cyrienne Sénégal,
Chers amis,

C’est bien au nom de la St-Cyrienne Sénégal que je suis d’abord devant vous aujourd’hui, avec l’insigne devoir de rendre hommage à un illustre et valeureux officier supérieur de la gendarmerie nationale, qui se trouve être, depuis plus de cinquante années maintenant, un camarade de promotion, un ami personnel des plus proches et un frère dans toute la dimension africaine du terme !
Forte émotion certes, face à la dépouille de cette personne dont la disparition nous attriste tous, présents ici avec nous comme absents au niveau du Sénégal, mais également tous ses camardes de la Promotion Souvenir de Napoléon établis à travers la France métropolitaine, Montréal au Québec, Nouméa en Nouvelle Calédonie et bien sûr l’Afrique !
La douleur a été fortement ressentie par tous. Mais comme l’émotion ne se délègue pas, je vais m’atteler à cette tache en la partageant avec vous ! Avec toutefois une bonne dose d’hommage personnel aussi !
Pour ce faire, je vais évoquer tour à tour : une dimension nationale du Colonel Charles Diedhiou, dimension généralement connue de la communauté sécuritaire ; ensuite une dimension internationale plus connue en son temps de ses camarades de promotion et des autorités de l’Ecole Spéciale Militaire de St-Cyr : enfin une dimension familiale plus intime et peut être moins connue de la majorité des personnes ici présentes.
Dimension nationale
Entré en service le 10 septembre 1966, en même temps que votre orateur du jour et deux autres camarades, Charles Diedhiou -ex-étudiant de la Faculté de Lettres de l’Université de Dakar- rejoint à la même date la Corniche militaire Drouot de Nancy en classes préparatoires aux concours des grandes écoles militaires françaises pour une durée de deux ans. Ayant réussi au concours direct d’entrée en 1968, il rejoint le 2éme Bataillon de l’Ecole Spéciale Militaire de Coëtquidan en septembre de la même année, en compagnie de deux camarades sénégalais qui vont cheminer avec lui jusqu’à ce jour, à savoir le Général (2S) Amadou Tidiane Dia ici présent et toujours votre orateur en cette circonstance.
Après deux années mémorables à Coëtquidan de 1968 à 1970 – j’y reviendrai – le Sous-Lieutenant Diedhiou rejoint Montpellier à l’Ecole d’Application de l’Infanterie avant de rentrer en 1971 au Sénégal ; après un bref séjour au 2éme Bataillon de Dakar-Bango, le voilà affecté au Bataillon Commandos de Ouakam au Camp Archinard, actuel Camp des Mamelles.
Mais son séjour au sein de l’armée nationale sera également bref, car dès le 1er septembre 1973 il est admis à la gendarmerie nationale et voit ainsi un vieux et discret rêve qu’il avait depuis Coëtquidan se réaliser ! C’est donc au sein de la prestigieuse gendarmerie nationale qu’il aura effectué environ une trentaine d’années de service qui prendront fin le 29 septembre 2002.
Ses états de service, les fonctions assumées au niveau national comme au sein de la FINUL au Sud Liban et de la Police des Nations Unies en Bosnie ainsi que tous les témoignages exprimés nous font découvrir un officier supérieur émérite dont les qualités régulièrement évoquées ont pour nom :
• Compétence et rigueur,
• Sérieux et courageux,
• Esprit d’abnégation et volonté de fer,
• Humain, soucieux du bien-être de ses hommes,
• Capacités intellectuelles et opérationnelles incontestables.
De l’Ecole des Officiers de Gendarmerie de Melun, aux bureaux de l’état-major du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale, de la Légion Territoriale à la Légion d’Intervention, de l’EMPART à l’Inspection Générale des Forces Armées, sans oublier la fameuse compagnie maritime qu’il m’invitait à découvrir de nuit avec toutes les bizarreries qui s’y déroulent , le Colonel Charles Diedhiou aura démontré sans relâche et avec un esprit de camaraderie indéniable la dimension exceptionnelle de son engagement au service de la gendarmerie nationale et de la nation.
Cet engagement patriotique effectif prendra fin le 29 septembre 2002 comme évoqué plus haut, mais je puis vous assurer ici que la vie du Corps – de l’Arme comme diront les classiques - ses avancées et ses nouveautés - demeuraient toujours pour lui des sujets de causerie dignes d’intérêt, et à tout moment !
Dimension internationale
Celle-ci, moins connue du commun des sénégalais, voire de nombre de membres de la communauté militaire et sécuritaire nationale, sera certainement mieux mise en relief par un témoin privilégié comme moi, ou par tout autre camarade ou cadre militaire de la Promotion Souvenir de Napoléon à travers le monde.
En fait, avant de rejoindre la Corniche de Nancy, Charles, excellent sportif déjà et pur produit d’écoles d’excellence de l’époque comme St-Michel et Les Maristes de Hann, s’adonnait déjà à sa vocation militaire en suivant avec assiduité les cours de la préparation militaire –PM – offerts en ces temps-là par l’armée aux élèves des classes de seconde et première des lycées ! Ses illustres camarades avec qui il consacrait le samedi à la préparation militaire au camp Archinard (Mamelles) et le dimanche aux sauts para étaient ses futurs anciens de la Promotion Camerone - le Général André Nelson ici présent, et feu Colonel Barthelemy Faye arraché à notre affection il y’a quelques années, mais également le Colonel à la retraite Amadou Lam, ancien Chef d’état-major de l’armée de l’Air !
Fort des acquis de cette période de solide formation initiale militaire, renforcée il est vrai par les connaissances théoriques et pratiques acquises à la corniche militaire de Nancy, l’Elève –Officier Charles Diedhiou va exploser littéralement à Coëtquidan en démontrant la maitrise de son art et de son expertise ! Enseignement général, enseignement militaire, enseignement technique, activités opérationnelles, conduite et discipline ……tout y passe pour le voir arriver au rang de 7eme sur 230 élèves environ en fin de première année avec à la clé : l’honneur d’être désigné par le Commandant d’Ecole pour faire partie , en seconde année , de la garde au drapeau du 1er Bataillon de l’Ecole Spéciale Militaire de St-Cyr, communément appelé 1er Bataillon de France, et remplacer chaque fois que de besoin un de ses camarades français !
Fait rarissime pour un Elève –Officier étranger ! Quelle fierté et quel honneur pour ses camarades de promotion sénégalais ! Quelle fierté et quel honneur pour le Sénégal !
Mais au-delà des résultats scolaires pour lesquels on pouvait accepter encore qu’il avait bénéficié d’une certaine préparation initiale, c’est bien dans le domaine sportif que Charles va marquer à jamais la Promotion Souvenir de Napoléon et l’histoire de l’Ecole Spéciale Militaire de St-Cyr !
Basketteur teigneux et tacticien, bon pointeur, on le connaissait déjà avec la Jeanne d’Arc de Dakar ! Mais champion de 400 mètres ! pas du tout au départ ! Et c’est bien là qu’il va exploser encore ! Je vous livre quelques passages des mails reçus depuis l’annonce de sa disparition, de la part de nos promotionnaires français éparpillés à travers le monde et qui se souviennent encore : Je cite :
 « Nous voyons partir un frère d’armes exemplaire, reconnu de toute la promotion : pendant nos années à Coëtquidan Charles a gagné une moisson de médailles d’athlétisme qui a rejailli sur toute la promotion, devant Polytechnique, Navale et l’Ecole de l’Air », les adversaires traditionnels !

 « Je garde de lui l’image d’un grand champion, celui qui fait lever et vibrer tout le stade de Coëtquidan en 1969 lors de l’épreuve décisive du 4X400 m du TAIAM (Tournoi d’Athlétisme Inter-Académies Militaires) où il a fait gagner son équipe au prix d’un effort surhumain : courage, volonté, abnégation, désir de se surpasser et de gagner : tout y était ! C’est la seule fois où l’ESM a gagné ce tournoi : nous lui devons cette victoire sportive et ces souvenirs qu’on n’oublie pas »,

 « Je garde en mémoire l’image de Charly transporté sous la tente à oxygène à l’arrivée d’un 400 mètres d’anthologie, qui marquait la victoire de Coët au TAIAM en 1970 » !

 « Charles était une figure de la promotion et je ne doute pas qu’il ait laissé une belle et noble trace chez tous ceux qu’il a côtoyés, commandés, instruits, par son exemple et son dévouement à la patrie ».

Fin de citation

Les villes de Londres avec l’Académie Militaire de Sandhurst, de Bruxelles avec l’Académie Royale Militaire de Belgique et de Bréda avec l’Académie militaire des Pays Bas, ont toutes subies la razzia de médailles de Charles Diedhiou !

Là aussi les témoignages font référence à des mots et expressions tels que : (je cite) :

 « Noblesse dans le comportement, grande hauteur de vue, un p’tit Co extraordinaire, jovialité et sérieux, générosité et excellentes qualités athlétiques, un beau soldat et un exemple pour tous ; son sourire et son rire restent gravés à jamais dans nos mémoires »,
 « Pour les camarades de la Promotion c’est le Charles beau et brillant de notre jeunesse qui restera pour toujours dans nos cœurs » !
Tels sont un échantillon des témoignages d’officiers généraux ou officiers supérieurs Français, ayant exercé d’importantes fonctions dans leur pays et à travers le monde et qui sont nos camarades de la Promotion Souvenir de Napoléon !
Voilà donc chère Blanche, notre Toutou nationale, chers enfants, chers parents et chers amis, la quintessence de la dimension internationale de l’excellente réputation et du souvenir indélébile que ton mari, votre papa, votre frère, oncle, cousin, notre frère d’armes et camarade nous laisse tous aujourd’hui !
Blanche ton séjour à Paris avec lui, ou les visites à domicile de tous les camarades de passage à Dakar, t’ont permis de constater la dimension de l’estime et de la considération portées à l’endroit de ton mari à travers le monde !
Dimension peu connue certes de beaucoup de citoyens de notre pays, mais nous tous qui l’aimons, continuons à remercier le Seigneur car notre fierté est totalement légitime !

Dimension familiale
A ce niveau aussi nous sommes réconfortés par le comportement constant d’un bon père de famille qui n’a ménagé aucun effort à l’endroit de son épouse, de ses enfants comme des membres élargis de sa famille dont sa sœur, notre sœur, Marie Ngouda ici présente qui a toujours été à nos côtés !
Mais c’est la maladie qui l’a terrassé depuis les années 2000, pendant environ 19 ans environ, qui a révélé l’amour sublime, la disponibilité, la patience de son épouse Blanche à qui je rends ici un vibrant hommage au nom de la St Cyrienne Sénégal, des camarades de la Promotion Souvenir de Napoléon et singulièrement au nom des proches et réguliers visiteurs du soir que nous étions devenus, Tidiane et moi-même avec nos familles !
Blanche ! Grand merci à toi ! Tu as été digne et disponible dans la douleur, présente et attentionnée jusqu’au dernier souffle ! Tu peux bien arborer avec fierté le surnom que je t’ai donné depuis des années maintenant « notre chérie éternelle » !
« GACCE NGALAMA » ! Comme le dit si bien le proverbe wolof ! Et pour te mettre du baume au cœur, je t’avoue publiquement aujourd’hui que je ne regrette pas d’avoir parcouru en son temps avec Charly toutes les rues de Paris, les rares weekends disponibles, pour fouiller les magasins afin de satisfaire tes commandes particulières dont je tairai les noms ici !

Il est temps de conclure, mais je vais le faire dans la joie et la bonne humeur car Charles, Tidiane, notre Thierno de Golléré , et moi-même, c’est bien ce que nous connaissions entre nous, c’est bien ce que nous vivions à chaque rencontre malgré les bifurcations de nos carrières respectives !
Charly, tu as été digne et stoïque face à la longue maladie, toujours avec le sourire et la joie au cœur : droit dans tes bottes dans ton acceptation intérieure du destin imprimé par le Seigneur quand les esprits les plus cartésiens, écœurés devant cette situation, se hasardaient à évoquer les turpitudes des sociétés africaines !
Bon chrétien tu as été, bon croyant tu es resté ! Imperturbable dans ta foi !
C’est également le lieu de mentionner, et leur en remercier vivement, la noble action de tes promos : les généraux Guy Parayre, ancien Directeur Général de la gendarmerie française et Bruno Cuche, qui t’ont fait partir au Val de Grace à Paris pour le traitement la maladie, mais en vain !
Nous te savons serein et courageux là où tu vas ! Et comme l’a si bien dit ton copain de section Abdallah Kaci citant Spinoza « plutôt que de pleurer ton départ, nous nous réjouissons de t’avoir connu » !
Thierno, le fameux trio « Dia, Diop, Diedhiou qui a eu l’honneur de la visite de Diallo à Coët ! » - en l’occurrence le Général Jean Alfred Diallo alors Chef d’Etat-major Général des Armées - devient désormais un duo ! Nous nous plions à la décision divine et promettons de garder vivante et vivace la mémoire de notre camarade Charly ! Toute la Promotion Souvenir de Napoléon est présentement en prières avec nous à travers le monde ! Elle se souviendra aussi !
En ce moment de recueillement et d’hommage que tu mérites si bien, Charly, cette dernière citation de St Paul nous parait opportune et nous rassure tous : « qu’il est beau de laisser en quittant cette terre l’empreinte de ses pas sur la route du bien, et d’y avoir fait briller le rayon de lumière qui peut servir de guide aux générations futures » !
Nos condoléances des plus attristées vont à Blanche, aux enfants, à notre sœur Ngouda, à la famille, aux parents et amis comme à nous-mêmes !

Adieu Diambar ! Repose en paix ! Tu as toujours tout donné quand il le fallait ! Nous sommes fiers de toi !

Je vous remercie !

Alioune Diop, Colonel (Er)
Promotion Souvenir de Napoléon
Dakar, 6 mars 2018.

Allocution funèbre

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Témoignage

Témoignage sur le colonel JP Bachelot
Jean Paul était un ami pour la vie, un frère en somme. Depuis que nous avons quitté la section 2/4 de St Cyr de la promotion Jeanpierre en 1961, nous ne nous sommes pas quittés, en quelque sorte. Son épouse Maguy était une tante pour mes enfants.
Lors de son séjour dans les forces françaises au Sénégal, nos familles se sont fréquentées assidûment.
Au décès de ma femme Suzanne en 1976, Maguy a joué le rôle de mère pour mes enfants.
Plus tard, après son grave accident, il était resté un officier qui a toujours aimé le risque et malgré son handicap important il n’aimait pas qu’on l’assiste.
Nous étions choqués à l’annonce du décès de sa fille Frédérique. Son fils Xavier est resté en contact avec mes filles malgré la distance.
En 2013, j’ai invité le couple Bachelot à Dakar pour partager le 2 S avec les St Cyriens sénégalais, et quelles retrouvailles !
Le décès de Maguy était d’autant plus douloureux pour nous que lui-même, du fait de son état de santé, prévoyait sa mort avant celle de sa femme, ce que nous ne voulions pas entendre.
Dieu l’a ainsi décidé, ma famille a perdu un de ses membres, Jean Paul.
Ma fille aînée fera donc le voyage Dakar-Nice pour assister aux funérailles.
Adieu cher p’tit co, cher frère, que la terre de France que tu as servie te soit légère.
Chic à Cyr.
Général Mamadou Mansour Seck Promotion Jeanpierre 1959-1961.


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